La Semaine de la Terre à Saint-Jean-sur-Richelieu

Le comité organisateur de la Semaine de la Terre est fier de dévoiler la liste de ses activités 2019!

Exceptionnellement cette année, les activités commenceront lundi 8 avril. Grâce au Projet Toujours en action de l’AREQ, 2 représentations du film « La Terre vue du cœur » avec Hubert Reeves seront offertes gratuitement dans le cadre du Ciné-club du Haut-Richelieu au Théâtre des Deux Rives. Les représentations seront à 15 h 15 et à 19 h 30.

Dimanche 28 avril, sera une grosse journée pour la Terre. De 9 h à midi, l’Opération Grand Nettoyage sera en cours dans différents sites de la ville, visant à encourager les citoyens à passer à l’action dans leur quartier. Plusieurs escouades seront à l’œuvre pour ramasser les rebuts accumulés pendant la saison hivernale. L’activité est organisée par la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu et la Société de développement Vieux-Saint-Jean (SDVSJ).

Par la suite de midi à 15 h se tiendra la 3e EXPO ÉCO, à la Place du Marché dans le Vieux-Saint-Jean. Venez rencontrer des exposants qui se préoccupent de l’environnement et du développement durable. Vous pourrez échanger avec des exposants spécialisés en agriculture et en produits bios. Plus de 18 kiosques seront sur place! Nouveauté cette année : essais de véhicules électriques organisés par l’AVÉQ. En plus, les visiteurs pourront remporter un Week-end VOLT, une gracieuseté de Racine GM de Saint-Jean.

Finalement dès 15 h, débutera la 7e Marche pour le Jour de la Terre à la Place du Marché. Venez marcher avec nous et assister à la plantation symbolique de l’arbre 2019. Animation par une troupe de cirque et musique du 22e régiment.

À propos de la Semaine de la Terre à Saint-Jean-sur-Richelieu La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu travaille en collaboration avec la SDVSJ dans l’organisation de l’Opération Grand Nettoyage depuis 2007. En 2013, l’Association des retraités et retraitées de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ) et le Mouvement écologique du Haut-Richelieu (MÉHR) ont organisé la première marche. C’est en 2015 que les trois organismes ont décidé de coordonner leurs activités afin de maximiser l’impact de leurs efforts sur l’environnement, en créant : La Semaine de la Terre à Saint-Jean-sur-Richelieu. Consultez la programmation complète au Vieux-Saint-Jean.com.

Richard Gouin, Responsable Environnement et Développement Durable, AREQ Haut-Richelieu

Président comité organisateur Semaine de la Terre 2019 à St-Jean-sur-Richelieu

richard.gouin@hotmail.com 514-714-2018

Le Grand dénombrement des oiseaux de février 2019

Le 22e Grand dénombrement des oiseaux de février (GDOF) aura lieu du 15 au 18 février inclusivement.

Les participants de par le monde comptent les oiseaux qu’ils observent pendant au moins 15 minutes de suite au cours d’une ou de plusieurs journées et envoient leurs listes d’observation au site Web birdcount.org.

Quiconque – observateur débutant ou expérimenté – a accès à l’Internet peut participer. C’est une belle activité pour toute la famille ! Aux États-Unis et au Canada, ces listes comprendront vraisemblablement des mentions de Fringillidés boréaux, incluant le Gros-bec errant et le Durbec des sapins, qui ont descendu plus au sud que de coutume (phénomène appelé irruption).

Ce genre de déplacement est souvent attribuable à la rareté des cônes de conifères, des graines et des petits fruits dans certaines parties du Canada.

On assiste également à une abondance supérieure à la moyenne de Becs‑croisés des sapins, de Sizerins flammés et blanchâtres, de Durbecs des sapins et de Sittelles à poitrine rousse.

« Le Grand dénombrement des oiseaux de février est une excellente façon pour tous les observateurs d’oiseaux d’alimenter une base de données mondiale sur les populations aviaires, précise Gary Langham, Ph. D., vice-président et scientifique en chef à la National Audubon Society.

Les participants aident les scientifiques à déterminer les effets des changements climatiques sur ces populations et ainsi à mieux cibler les mesures de conservation. » À l’échelle mondiale pendant le GDOF de 2018, des observateurs de plus de cent pays ont produit plus de 180 000 listes répertoriant le nombre record de 6456 espèces d’oiseaux, soit plus de la moitié du nombre total d’espèces du monde.

Pour en savoir davantage sur la façon de participer au Grand dénombrement des oiseaux de février, rendez-vous à birdcount.org.

Le GDOF est un programme conjoint du Cornell Lab of Ornithology et de la National Audubon Society auquel collabore Études d’Oiseaux Canada.

Il est rendu possible en partie grâce au soutien financier du commanditaire fondateur Wild Birds Unlimited. http://gbbc.birdcount.org/nouvelles/1038/?lang=fr

Un séjour ornithologique en Gaspésie!

Le Centre communautaire Douglas, en collaboration avec le Club d’ornithologie de la Gaspésie, offrira en 2019 une huitième édition de son Séjour ornithologique en Gaspésie et ce, du mercredi 29 mai au lundi 3 juin prochain.

Il s’agit d’un séjour clé en main. Les forfaits comprennent : 14 repas, 5 nuits d’hébergement, le transport entre les lieux d’observation, l’accompagnement et les activités complémentaires comme les films et les conférences/causeries.

Le nombre de participants est limité à 32 et ceux-ci sont accueillis à partir de la fin de l’après-midi, le 29 mai.

Vous trouverez les liens pour la fiche d’inscription, l’horaire du séjour et des informations utiles au bas de la page à l’adresse suivante : http://douglastown.net/ornithologie/

Vous pouvez aussi appeler, sur semaine, entre 9 h et 17 h au 418-368-0288. Pour obtenir le formulaire d’inscription sous format Word, vous faire votre demande par courriel à : sejourornitho@gmail.com

Un Fou de Bassan sur le Richelieu

L’ornithologue Réal Boulet a eu toute une surprise le 1er   décembre 2018, vers 16 heures, lorsqu’il a aperçu un gros oiseau qui survolait quelque 5000 Oies des neiges avant de se jeter dans le groupe. Selon les photos prises par Réal, il s’agissait d’un Fou de Bassan juvénile de première année. Et pourtant, il n’était pas à l’Île Bonaventure, mais bien dans le bassin au sud du Pont Marchand à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le matin même, un Fou de Bassan avait également fait l’objet d’une mention dans eBird, mais beaucoup plus à l’Est, à l’Anse Gilmour, à Lévis, face à Québec. Pourrait-il s’agir du même oiseau? Réal pense que c’est possible, car techniquement, il aurait eu le temps de se rendre. Évidemment, on ne pourra jamais le savoir avec certitude.

Par ailleurs, le mardi 4 décembre 2018, la Page des oiseaux rares du Québec rapporte qu’un Fou de Bassan juvénile de première année a aussi été observé sur la rivière des Mille îles à Laval, à la hauteur du cimetière Saint-François.

La dernière observation de cet oiseau sur le Richelieu remonte à 2006. Il s’agissait aussi d’un jeune de l’année. Ce fait rare serait passé inaperçu n’eut été l’œil avisé de Réal Boulet. Sur la plate-forme eBird, Réal se classe bon premier sur la liste des Top eBirders dans le Haut-Richelieu, avec 268 espèces observées à vie, et 199 espèces pour l’année en cours. À quand une 200e espèce?

Une Avicourse d’hiver pour tous !

L’Avicourse

d’hiver est une compétition amicale qui consiste à observer le plus grand nombre d’espèces d’oiseaux durant les mois de décembre, janvier et février, dans la région administrative ou les régions administratives de son choix.

Il s’agit d’une belle source de motivation pour aller découvrir les oiseaux de sa région pendant la saison froide.

Depuis quelques années, l’accès à la plateforme de compilation des résultats de l’avicourse programmée par QuébecOiseaux était réservé à l’usage des membres du Regroupement uniquement.

Cette année,

l’activité est ouverte à tous. L’inscription est gratuite pour les membres de QuébecOiseaux et des clubs, alors qu’un frais de 5 $ est exigé pour les autres participants.

Voici le lien pour s’inscrire :

https://quebecoiseaux.org/index.php/fr/evenements/avicourse-d-hiver/avicourse-d-hiver-2018-2019/individual-registration

Pour bénéficier de l’inscription gratuite, les membres de QuébecOiseaux doivent se connecter avec leur nom d’utilisateur.

Les membres de clubs devront saisir le code du bon de réduction qui leur a été communiqué par leur club. Bonne chance à celles et ceux qui participeront !  

Prévente du nouvel Atlas : c’est parti !

L’équipe de l’Atlas des oiseaux nicheurs a le plaisir d’annoncer le lancement de la prévente du Deuxième atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional (Robert, Hachey, Lepage et Couturier, 2019).

Le livre sera imprimé au début de l’année prochaine et paraîtra en librairie en avril 2019.

Pourquoi acheter l’Atlas en prévente?

Parce que la prévente s’accompagne d’une offre promotionnelle qui ne durera que quelques semaines. Voici les avantages dont vous bénéficierez si vous achetez le livre en prévente. 

1. Rabais: sur le prix de catalogue : vous paierez 74,95 $ plutôt que 89,95 $

2. Envoi postal gratuit: si vous habitez au Canada, le livre vous sera posté sans frais avant même qu’il sorte en librairie OUI, JE SOUHAITE PROFITER DE LA PRÉVENTE!

La prévente nous permettra d’amasser les fonds nécessaires pour payer l’impression du livre, qui comptera 720 pages, environ 500 photos et plus de 1000 cartes en couleurs.

La prévente vise aussi à préciser le tirage de l’ouvrage. Tous les profits de la vente du nouvel atlas seront versés au Fonds Atlas, qui vise la conservation des oiseaux du Québec.

Le nouvel atlas en cadeau

Vous souhaitez profiter de la prévente dans le but d’offrir le nouvel atlas à un être cher pour Noël ou une autre occasion spéciale?

Sachez que toute personne qui achètera le livre en prévente recevra, dès que la transaction sera effectuée, une carte (en format PDF) qu’elle pourra imprimer et remplir pour la remettre (avant la parution de l’Atlas) à celui ou celle à qui elle destine le livre. N’hésitez surtout pas à passer le mot!

Découvrir la région du Haut-Richelieu

Par : Réal Boulet

La Municipalité régionale de comté du Haut-Richelieu est composée de 14 municipalités. L’ensemble
du territoire couvre une superficie totale de 999,7 km2 et offre un panorama des plus diversifié. La
population de la MRC se chiffre à 119 311 habitants. (http://www.mrchr.qc.ca/municipalites.php)

La découverte des oiseaux dans cette grande région de 1000 km2 requiert une planification sur une base
annuelle afin d’en tirer le maximum de profit. La saison, la température, le temps, la vélocité des vents,
l’emplacement du soleil, les migrations, la période de nidification, le niveau d’eau au printemps sont autant
de paramètres à considérer lors de nos sorties. Objectif : tenter d’observer plus de 200 espèces par année
dans le Haut-Richelieu. J’avoue que c’est tout un défi et c’est la raison pour laquelle il est important de bien
connaitre le territoire afin d’optimiser nos recherches. Disons que pour être réaliste, je vous suggère de viser
une centaine d’espèces, 150 si vous avez plus de temps, le 200 est réservé aux mordus idéalement avec
beaucoup de temps libre ou si vous voulez « à la retraite ». Hé oui, des vieux à la retraite il y en a de plus en
plus et ce sont souvent eux qui vous signalent la présence d’oiseaux intéressants dans la région. Vous aurez
tout de même le choix parmi les 284 espèces qui ont été dénombrées au fil des années selon les statistiques
de ebird.

Chacune des 14 municipalités possède des attraits ornithologiques en fonction des paramètres que je
viens de mentionner. Je croyais pouvoir vous présenter les sites par municipalité, mais j’ai rapidement réalisé
que nous planifions surtout nos sorties en fonction de l’arrivée des différents groupes de migrateurs ou tout
simplement en fonction de leur présence selon la saison.

Ainsi, je vous invite à suivre la migration selon les différents ordres et familles d’oiseaux ; tous les
oiseaux marins, les limicoles, les goélands et compagnie, ainsi que l’ordre des Passeriformes qui regroupe
tous les petits oiseaux qui sont avec nous pour la belle saison.

Automne

Contrairement au printemps, la migration a tendance à s’étirer plus longtemps et de façon plus
« éparpillée » pour les passereaux. Dès la fin septembre, il ne restera plus que quelques parulines et bruants
tardifs.

L’automne il faut se tourner vers la sauvagine, les oies, les bernaches, les limicoles et les laridés ;
goélands, mouettes, sternes.

Oie des neiges, Oie de Ross, Oie à bec court, Barge hudsonnienne, Mouette de Bonaparte

Photos : Ghislaine Boulet

Pour ce qui est de la migration des limicoles, elle est plutôt erratique pour ne pas dire imprévisible au fil
des années. L’automne 2016 a marqué un sommet dans les annales ornithologiques de la Baie Missisquoi

avec 25 espèces de limicoles qui ont parcouru les plages de cette région en grand nombre et quand je dis en
grand c’est jusqu’à plus de 1500 individus sur la plage par jour pendant tout le mois de septembre avec
plusieurs groupes importants en octobre. 2017 nous a offert quelques belles observations, mais rien de
comparable à 2016. En général, le Haut-Richelieu accueille environ une quinzaine de limicoles par année et
en nombre limité, quelques dizaines au plus.

À l’opposé de ces visites imprévisibles, vous pouvez être assuré de voir et d’observer facilement tout ce
qui se tient sur l’eau. Une fois la saison de navigation terminée sur le canal Chambly, une passerelle est
installée au coin des rues Champlain et Notre-Dame, ce qui donne un accès rapide et facile au bassin sud du
pont Marchand. La lunette d’approche est alors de mise pour partir à la recherche de plus de 40 espèces qui
viennent se reposer et/ou s’alimenter sur le Richelieu et le canal Chambly entre l’Ile Sainte-Marie et le pont
Gouin, et ce, sans compter un potentiel d’une quinzaine de laridés. Donc beaucoup d’observation en
perspective.

Une bonne façon de tirer profit de votre sortie consiste à parcourir la piste cyclable du canal entre la rue
Notre-Dame et l’Ile Sainte-Thérèse. Comme le trajet représente 4km aller seulement, vous avez intérêt à
faire une partie du trajet à partir de la rue Notre-Dame et d’aller stationner au centre des Loisirs au coin Jean-
Talon et Chênevert pour l’autre portion. De plus, il y a deux stationnements publics le long de Champlain à
la hauteur de la rue MacDonald et de la rue Cayer. Si vous êtes deux véhicules, vous pourrez aller stationner
un véhicule à une des deux extrémités du trajet pour aller débuter à l’autre extrémité et ainsi faire le trajet
dans un seul sens.

Le long du canal la lumière est à son meilleur en après-midi alors que le soleil glisse lentement vers
notre arrière. Si vous n’avez pas envie de marcher, l’endroit idéal est encore le parc face à la passerelle de la
rue Notre-Dame. De ce point de vue la lumière est toujours bonne, mais la lunette d’approche est nécessaire,
car les oiseaux sont souvent près du pont Marchand.

L’automne s’étire, novembre arrive plus sombre, plus frais, mais ne rangé pas votre équipement, car
vous manquerez le fabuleux spectacle des grands rassemblements de bernaches et d’oies. La venue des oies
dans notre région est un phénomène relativement nouveau, du moins avec des quantités aussi
impressionnantes. Dans la période de pointe alors que les Oies des neiges en provenance du nord s’arrêtent
pour quelques semaines dans le sud du Québec, d’abord dans la région de Cap Tourmente, puis Victoriaville
et finalement chez nous en attendant le gel de la rivière avant de continuer leur périple vers le sud.
Les observateurs du sud du Québec se déplacent pour venir voir l’arrivée des Oies des neiges qui se
posent jusqu’à 100,000 dans le bassin sud du pont Marchand. Le spectacle est à son paroxysme lorsque le
soleil couchant les éclaire d’une teinte rosée ou orangée en fin d’après-midi. Si vous n’avez jamais vu d’Oie
de Ross, d’Oie rieuse ou de Bernache de Hutchins, c’est au travers ce cette multitude que vous pourrez
lancer vos recherches. Il est aussi possible d’observer les oiseaux sur le Richelieu à partir du parc Martial-
Bessette du côté d’Iberville, surtout en matinée avant que le soleil soit trop haut.

Si le niveau d’eau laisse paraitre les milles roches qui tapissent le fond de la rivière au niveau de la rue
Cayer, vous aurez intérêt à porter attention aux laridés alors que des espèces de goélands, de mouettes ou de
sternes peuvent vous surprendre par leur rareté dans la région.

Bien que les terres ne soient que rarement humides en automne, les oiseaux se retrouvent tout le long du
Richelieu avec des points d’observations intéressants au bout de la rue Bissonnette et de la marina St-Tropez
à Saint-Blaise. Puis à la marina Gosselin et les 55e, 39e et 33e avenues à Saint-Paul-de-l’Ile-aux-Noix.

Hiver

Chouette lapone, Harfang des neiges, Dindons sauvages, Pygargue à tête blanche

Claude Jutras, Tristan Jobin, Sylvain Côté, Ghislain Riel

À moins d’un automne particulièrement clément, tous les migrateurs sont déjà en route vers le sud. C’est
le moment de faire le bilan de l’année et de s’assurer de garder les mangeoires bien garnies pour les
sédentaires. Toutefois, il faut tenir compte du fait que certains individus isolés, normalement migrateurs, se
sentent assez robustes, ou le contraire trop faible, pour rester avec nous pour la saison froide. Nous devons
donc rester en alerte et suivre les nouvelles ornithologiques de la région. C’est l’époque idéale pour visiter le
réseau de mangeoires du club. La forêt principalement représentée par l’érable offre aussi quelques petits
ilots de conifères qui accueillent parfois un hibou ou une chouette. Depuis quelques années le Harfang des
neiges semble affectionner de plus en plus notre région. Soyez aux aguets sur la route 104 près du chemin St-
André, au carrefour de la route 35 et de ce même chemin et près de la 10. Il a aussi été repéré régulièrement
sur le rang Lamoureux près de Venise-en-Québec et dans les environs ainsi que sur la route 35 entre Iberville
et Saint-Sébastien. Puisqu’il est question de hiboux, il est utile de surveiller les nichoirs à canards que le club
entretien, c’est souvent un abri de premier choix pour le Petit-duc maculé et pour sa réserve de mulots et
autres. Les nichoirs les plus propices et les plus visibles pour tous sont situés sur la rue Fernet à Saint-Jean-sur-
Richelieu et sur la 21e Avenue à Saint-Blaise. Pour ceux et celles qui veulent en découvrir encore plus, il
vous suffit de nous accompagner lors de notre tournée annuelle de « nettoyage de nichoirs » qui se tient
habituellement fin janvier alors que les milieux humides sont gelés afin de nous permettre d’accéder aux
nichoirs à canards.

Comme vous pouvez le constater, il n’est plus vraiment question de canards, de limicoles ou de
passereaux migrateurs durant cette période. Gardez tout de même l’oeil ouvert si vous aller marcher le long
du canal à la hauteur de Saint-Jean, car il y a souvent des groupes de canards et de bernaches qui nous
accompagnent tout au long de l’hiver surtout entre le Pont Marchand et le pont Gouin ou plusieurs centaines
de Canards colverts se partagent les rapides avec des Canards noirs, garrots et harles. Invariablement, une
espèce non attendue s’ajoutera à votre liste.

Parmi les passereaux migrateurs, vous aurez de grandes chances de rencontrer les espèces nordiques qui
considèrent notre région comme leur lieu de villégiature dans le sud (du Québec, bien entendu). C’est le
moment de partir à la recherche des Plectrophanes des neiges qui se regroupent souvent le long des routes
lorsque les champs sont enneigés. Pour ceux-ci, il n’y a pas de lieu plus important que d’autres sinon que
vous devez parcourir les rangs de campagne en gardant un oeil attentif sur des groupes d’oiseaux blancs
pouvant atteindre plusieurs dizaines ou même quelques centaines. C’est parmi ces groupes que vous aurez
peut-être la chance d’y découvrir le Plectrophane lapon, pratiquement toujours présent dans un grand groupe,
mais moins facile à localiser. Les Alouettes hausse-cols complètent normalement ces groupes d’oiseaux
plutôt errants.

Une bonne façon de pouvoir observer les oiseaux sédentaires à cette époque consiste à se familiariser
avec les sites qui offrent des graines aux oiseaux. En participant au Recensement des Oiseaux de Noël vous
apprendrez à connaitre les propriétaires qui possèdent des mangeoires et qui sont heureux de partager leurs
découvertes. Les années se suivent et ne se ressemblent pas et les variétés aux mangeoires incluront les
sizerins, les tarins, les Jaseurs (aux fruits) ou encore le Durbec des sapins plus rares.

Si le temps ou la température vous force à rester à la maison, c’est le bon temps pour commencer à
feuilleter vos guides d’identification afin de vous familiariser avec les oiseaux qui se pointeront dans bien
des cas juste avant la fin de l’hiver. Profitez-en aussi pour écouter le chant des oiseaux, surtout les parulines
et bruants qui nous causent souvent des problèmes d’identification.

Printemps

Paruline jaune, Viréo à tête bleue, Paruline flamboyante, Merlebleu de l’Est

Benoit Tanguay, Tristan Jobin, Serge Riel, Michelle Yelle

Vous vous en doutez surement, le printemps c’est la folie furieuse, mais soyez tout de même patient, car
le mois de mars est parfois plutôt long. C’est la bonne période pour commencer à parcourir le Richelieu afin
de localiser les représentants de la sauvagine et des espèces de rivière qui arrivent du sud.

L’approche la plus classique et la plus efficace consiste à commencer vos recherches aussitôt que la
rivière commence à dégeler, ce qui se produit habituellement d’abord à la hauteur de Noyan et Lacolle. Du
côté de Lacolle, le rang de la Barbotte offre un lieu d’alimentation dans les champs pour les oies, bernaches
et canards barboteurs. C’est derniers iront partager les eaux de la rivière avec les canards plongeurs afin de se
protéger des prédateurs terrestres. On peut observer les canards sur l’eau à partir du seul endroit dégagé
offrant un point de vue sur la rivière à environ 1km passé la Montée d’Odelltown. Le secteur accueille assez
souvent la Mésange bicolore et parfois le Pic à ventre roux aux mangeoires tout près.

Bien qu’il n’y ait pas d’indication qui le précise, la Marina Sieur de Champlain est privée et il nous est
interdit d’accès. Soyez respectueux, et ce, même si d’autres personnes sont déjà sur place. Pour de meilleurs
points de vue sur la rivière, je vous suggère le chemin du Bord-de-l’Eau Sud du côté de Noyan. Le chemin
s’arrête à la borne de la frontière canado-américaine. Ne vous attardez pas trop au bout, car la GRC vous
observe et viendra vous signaler de circuler. Par contre au retour vous pourrez vous attarder un peu le long
du chemin pour y jeter un coup de jumelles. Le meilleur endroit de ce côté est à partir de la rive derrière
l’Auberge Relais 4 Saisons. Vous pouvez stationner à l’auberge et vous rendre à pied près de la rive où vous
aurez une vue panoramique sur la rivière. Les fuligules sont souvent les premiers à s’aventurer dans le
secteur par centaines. Il vous suffit alors de départager les Petits Fuligules des Fuligules milouinans et autres.
Sinon, il n’y a pas vraiment d’autre point d’observation, à moins que vous vous avanciez délicatement
près de la rive sur la rue Chez-soi, mais ne le dites pas à trop de monde, ça doit rester entre nous, car il s’agit
d’un parc de roulottes avec rues très étroites.

Dès que les premiers arrivants se présenteront dans ce secteur, vous pourrez commencer à surveiller le
Richelieu jusqu’à Saint-Jean. Un petit truc de planification afin d’optimiser vos observations avec la
meilleure lumière possible consiste à planifier vos observations de la matinée sur la rive est du Richelieu et
vos observations en après-midi sur la rive ouest, ainsi vous aurez toujours le soleil dans le dos pour une
meilleure vision sur la rivière.

Voici quelques points d’observations à partir de la rive est entre Noyan et Iberville ;
 Sabrevois, au bout de la 55e Avenue,
 Sabrevois, 38e Avenue, Quai Ryan,
 Sabrevois, 36e Avenue, Marina Sabrevois,
 Sabrevois, au bout des 21e et 18e Avenues.

Une fois rendu à Iberville vous pourrez observer en face de l’église St-Athanase ou encore à partir du
parc Martial-Bessette près de pont Marchand.

Une fois que les oiseaux ont débuté leur mouvement vers le nord on peut les retrouver le long de l’Ile
Ste-Thérèse du côté du canal et surtout à l’embouchure de la rivière aux Iroquois c’est-à-dire au coin des
rues Sainte-Thérèse et des Peupliers. Sur place, vous pourrez stationner au coin des rues Baillargeon et
Sainte-Thérèse afin d’aller balayer le canal. Il y a souvent de bons rassemblements d’oies et de bernaches sur
les glaces.

Deux stationnements publics sont aussi disponibles au coin des rues Champlain et Cayer ainsi que
Champlain et MacDonald. Ce dernier stationnement permet d’observer les oiseaux qui étaient un peu trop
loin lorsque vous traversez la passerelle au coin des rues Champlain et Notre-Dame. Ce point de vue est
souvent très productif pour les canards en amont du pont Marchand.

Pour bien profiter des sites qui vont suivre, il est important de comprendre le mécanisme des périodes
d’inondation des basses terres du Richelieu. D’abord il y a les premières inondations, fin mars début avril,
qui sont en réalité le résultat de la fonte des neiges dans notre région avec l’aide des pluies qui ont pu
survenir à cette période. Ces évènements ne génèrent généralement pas d’inondations importantes, mais
plutôt la formation de terres humides en bordure du Richelieu. Puis, si la neige a été importante dans les
montagnes autour du lac Champlain, surviennent alors les vraies inondations comme celles de 2011 et de
moindres importances en 2014. Cet apport d’eau dans le bas des terres survient alors en début mai et peut
s’étendre jusqu’en début juillet dans les pires cas. Ainsi pendant plus de deux mois, les basses terres le long
du Richelieu attirent une multitude d’oiseaux et d’espèces aussi intéressantes les unes que les autres.

Les points d’observations sur la rive ouest du Richelieu sont alors ;
 Saint-Jean, la rue Bourne et sa voisine la 2e Avenue à Saint-Blaise,
 Saint-Blaise, 14e et 20e Avenues,
 Saint-Blaise, le quai de la marina St-Tropez et le parc au bout de la rue Bissonnette, les deux sont
à ne pas manquer,
 Ce qui est considéré comme la Mecque de Saint-Blaise et du Haut-Richelieu pour l’observation
des oiseaux au cours de cette période, c’est-à-dire les champs inondés entre les 46e et 53e
Avenues avec bien entendu les rives du Richelieu le long de la 1e Rue.
 Ce pèlerinage se poursuit sur la 101e Avenue à Saint-Paul-de-l’Ile-aux-Noix et sa 3e Rue,
toujours dans les champs inondés.
 Le nom des avenues à Saint-Paul suit une numérotation inverse à Saint-Blaise. À ne pas manquer
les 96e et 93e, et ce malgré que la rue soit « privée » et que le propriétaire ait décidé après trente
années de collaboration d’interdire l’accès à cette rue. À vous de décider si vous voulez le défier
et le rencontrer, peut-être que quelqu’un sera en mesure de lui expliquer l’importance de notre
activité et de son rôle touristique dans le Haut-Richelieu. (Bonne chance).
 Par la suite, il ne faut pas manquer les 81e, 79e, 73e, la marina Gosselin, la 55e, la 39e, la 33e et la
31e qui sont autant de points de vue sur la rivière.
 Finalement, à l’autre bout du trajet, le rang de la Barbotte à Lacolle.
Vous croyez que la migration est complétée! Hé bien non, car ce n’est que le début, car tous ces sites
devront être visités et revisités alors que les canards seront bientôt accompagnés des limicoles ; bécasseaux
et pluviers de toutes sortes.

Puis, fin avril et début mai, vous devrez jongler avec l’arrivée des passereaux, viréos, roitelets, parulines
et bruants. Toujours en parcourant le Richelieu, vous devrez commencer à visiter les boisés susceptibles
d’accueillir les passereaux. Ces espèces ont un parcours de migration, comment dire, aussi erratique que
régulier. En effet, les parulines sont souvent imprévisibles, vous pourrez en rencontrer autant dans les boisés
qui longent le Richelieu que dans la montagne de Saint-Grégoire ou sur le réseau de mangeoires de
l’érablière. Au fil des années nous avons constaté que les meilleurs sites sont ;
 Le sentier du ruisseau Hazen à Iberville,
 Les 11e, 13e, 16e, 18e, 20e et 25e Avenues à Sabrevois,
 Le rang Melaven à Henryville, un site propice aux espèces rares,
 Le rang des Côtes à Clarenceville.
En résumé, n’hésitez pas à parcourir la région, certaines de vos sorties seront productives alors que
d’autres le seront moins, c’est ce qui fait l’attrait de l’activité, l’imprévisible et l’attente de belles rencontres.

Été

Mésange à tête noire L’écornifleur Colibri à gorge rubis Merlebleu de l’Est

Diane Ménard Notre ami Roméo Noella Beaudoin Jacinthe Plante

L’été c’est! En fait l’été ce sont deux saisons avec les mois de juin et juillet au moment où les oiseaux
sont dans leur aire de nidification. Ils sont plus discrets et occupés à nourrir et protéger leur progéniture. Puis
il y a aout et septembre alors que la migration s’amorce déjà. Hé oui, la migration s’amorce déjà avec
certains passereaux qui commencent à disparaitre de nos régions et surtout avec les limicoles qui débutent
leur migration vers le sud assez tôt. Malheureusement, pour ce dernier groupe rien n’est gagné et surtout leur
nombre peut varier énormément d’une année à l’autre selon le niveau d’eau de nos rivières et du lac
Champlain. Comme les terres ne sont pas inondées à cette époque, il faut commencer à surveiller les rives du
Richelieu et surtout les plages de la Baie Missisquoi à Venise-en-Québec et à Philipsburg (MRC Brome14
Missisquoi). Les endroits potentiels pour les limicoles sont donc sur la 1e Rue à Saint-Blaise et sur les plages
de Venise.

Pour ce qui est des passereaux vous avez intérêt à prendre la vie de façon relax en juin et juillet, car c’est
vraiment en septembre que nous commençons à planifier nos sorties pour ceux-ci. À ce moment, les sites
propices seront la montagne de Saint-Grégoire, le rang des Côtes et le rang Melaven près de la rivière du
Sud. Du côté ouest de la rivière, nous avons l’érablière au Pain de Sucre. Les sentiers de Venise-en-Québec
sont aussi des endroits de choix pour l’observation des passereaux en migration.
Profitez-en pour suivre la progression des nichées filmées par l’équipe de Roméo Saint-Cyr sur le canal

YouTube du club https://www.youtube.com/channel/UC6WdLRT7-envEr-2fD_uMfw.

La montée Biggar devient une aire protégée

Protection des oiseaux du Québec,

fondée en 1917, est la plus ancienne organisation caritative sans but lucratif axée sur la conservation des oiseaux au Canada.

À l’orée de leur deuxième siècle de protection des oiseaux et de leurs habitats, Protection des oiseaux du Québec est fière et heureuse d’annoncer sa dernière acquisition, une propriété d’environ 87 acres de terres situées du côté nord-est de la montée Biggar, https://goo.gl/maps/qJDw4v4f6Nn dans la municipalité de Godmanchester, au Québec, en date du 13 août 2018.

Cette nouvelle aire protégée d’environ 1700 mètres (5579 pieds) de longueur par 210 mètres (689 pieds) de largeur se trouve plus précisément au nord-ouest de la ville de Huntingdon. Elle est bordée par la montée Biggar, qui a une longueur d’environ 2,25 km et est orientée nord-ouest à partir du chemin Ridge jusqu’au 4e Rang.

La montée Biggar est reconnue comme l’un des meilleurs sites d’observation des oiseaux dans le sud-ouest du Québec et, chaque année, des centaines d’ornithologues amateurs s’y rendent observer la très grande diversité d’espèces qu’on y trouve. Depuis le début de 2018, 124 espèces d’oiseaux ont été observées sur le site, et d’après la base de données eBird, pas moins de 174 espèces y ont été répertoriées dans les 10 dernières années.

La montée Biggar est peut-être mieux connue comme le site de reproduction de la Paruline à ailes dorées, une espèce menacée, de même que de la Paruline de Brewster, un hybride. Plusieurs autres espèces intéressantes nichent également sur ces terres, notamment le Tohi à flancs roux, le Passerin indigo, le Moqueur roux, le Moqueur chat, le Bruant des champs, le Piranga écarlate, le Pic à ventre roux, le Coulicou à bec noir et de nombreuses espèces de parulines.

Un événement spécial aura lieu le samedi 6 octobre 2018, à 9 heures. Protection des oiseaux du Québec procédera à l’inauguration officielle du nouveau sanctuaire de la montée Biggar. À cette occasion, des membres du conseil d’administration feront une présentation. Suivra une sortie sur le terrain le long de la montée Biggar. Les détails de l’événement seront transmis quelque temps avant la date prévue. Ne manquez pas ce grand jour pour la protection des oiseaux.

Journée des parcs nationaux du Québec: Un accès gratuit aux bienfaits du plein air

L’accès à chacun des 24 parcs nationaux

de la Sépaq sera entièrement gratuit samedi le 8 septembre à l’occasion de la traditionnelle Journée des parcs nationaux du Québec.

« Les bienfaits de la pratique d’activités de plein air sur la santé physique et psychologique ont été amplement démontré. Cette 9e édition de la Journée des parcs nationaux sera le moment idéal pour découvrir ou redécouvrir des espaces naturels époustouflants qui sont aussi des terrains de jeux exceptionnels», a déclaré la vice-présidente à l’exploitation des parcs nationaux, Mme Catherine Grenier.

Comme chaque année, les équipes des établissements auront préparé une programmation distincte et festive pour cette journée spéciale. Les sentiers de randonnée ou de vélo et les multiples possibilités d’activités nautiques (canot, kayak, planche de surf à pagaie, etc.) s’ouvriront à tous ceux qui ont envie de se débrancher du quotidien et de se connecter à la nature. Selon l’endroit, des artisans locaux se joindront à la fête en faisant découvrir leurs produits. 

Tous ceux qui profiteront de cette journée pour visiter l’un de ces joyaux naturels se verront remettre un laissez-passer pour entrer à nouveau sans frais dans le parc national de leur choix cet automne. Rappelons que les 17 ans et moins sont toujours admis gratuitement dans les parcs nationaux du Québec.

 Une visite dans un parc national rime avec santé et bien-être. Il s’agit aussi d’une occasion de passer du bon temps en famille ou entre amis et se rapprocher de ceux que l’on aime. Cela peut aussi déboucher sur la naissance d’une nouvelle passion.

Pour la programmation complète : sepaq.com/journeedesparc

Au secours des oiseaux champêtres

Le 5 juillet 2018 au Resto La Muse à Drummondville aura lieu le vernissage de l’exposition: L’art pour aider les oiseaux champêtres.

De par leurs approches et techniques artistiques, Catherine Plante et Geena Lemire vous offriront la chance de découvrir 28 espèces d’oiseaux champêtres qui connaissent un déclin important de leur population.

C’est donc dans un souci de mise en valeur et de sensibilisation que ces deux artistes présenteront leurs œuvres multidisciplinaires.

Afin de souligner leur engagement, 20 % de la vente de ces œuvres sera alloué à l’implantation de nichoirs destinés aux oiseaux champêtres de la région du Centre-du-Québec. Cette action sera réalisée en partenariat avec la Société ornithologique du Centre-du-Québec.

Lors du vernissage, un cocktail et des bouchées seront servies, gracieuseté du Resto La Muse.

L’exposition L’art pour aider les oiseaux champêtres sera présentée au Resto La Muse du 5 juillet au 30 septembre 2018.

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